Montou

Notes (prises) livre de la paroisse

Historique de Montou

Montou est la paroisse la plus ancienne du canton de La Salvetat-Peyralès (de Peyroles), une des plus anciennes du diocèse.

Montou, Lunac et Blayssols sont les églises mères de la contrée (Bleyssols) desservie jusqu’en 1789, puis réunie à la paroisse de Vabre (le dernier curé Mr Lestang Labrousse)

Cadoule (au penchant de la colline de Flauzins) à 400 m environ au-dessus du lit de la rivière fut choisi pour bâtir une tour carrée quelques huttes dans les remparts). St Amans fut choisi comme patron. Cadoule a donné le nom au pays de Callès ou Cadoulès et dominait sur Lescure, Flauzins, Montou, Pradials, Vabre et Douzoulet Bleyssols.

Puis vint le moment où la position de Montou devint plus favorable. On y éleva un oratoire dédié à St Michel. A cette époque il n’y avait que Lunac et Bleyssols comme églises proches dans le Cadoulès.

Au moyen âge, Cadoule était une forteresse. La tour carrée ou donjon de construction grossière s’élevait à 15 m au-dessus du rocher. Les huttes des vassaux étaient échelonnées autour de la tour principale en amphithéâtre jusqu’au Jaoul qui servait de fossé. C’était un lieu d’asile en temps de guerre (1 millier de personnes) pouvait s’y réfugier. Ville de guerre de cette époque.

Le seigneur de Cadoule fit bâtir un palais curià avec étables à Lescure (maison de plaisance des seigneurs de Cadoule).

Dotation du seigneur de Cadoule. Les seigneurs de Cadoule donnèrent des terres et des rentes pour la fondation d’un couvent dont les religieux desservaient la chapelle de Montou (St Michel) (peut-être 4 religieux avec un prieur ou religieux supérieur comme à Lunac jusqu’au XIVème siècle.

Le couvent de Montou a dû être sécularisé (prêtres séculiers) pendant la guerre de Cent ans. Il y eut donc des vicaires au XIVème et XVème siècle.

Au temps des Croisades, on multiplia les églises. Les annexes de Murat (1030) et Flauzins furent créées et les prêtres de ces annexes résidèrent à Montou vivant en communauté mangeant à la « mensa » ou table du prieur.

On a retrouvé dans les archives les titres des fondations et rentes obituaires en faveur de la communauté des prêtres (obits : donations en nature)

Comme les prêtres séculiers menaient une vie scandaleuse, Grégoire VII au XIème siècle réforma l’église.

Montou avait donc 3 églises et la dîme appartenait au prieur qui était aussi recteur à la collation de l’évêque. Les 2 annexes étaient administrées séparément par un recteur nommé par le prieur, souvent les recteurs étaient des parents ou des paroissiens du prieur.

La rente était en grains (7 chars de grain) pour le décimateur, on dit du blé mais à mon avis c’était plutôt du seigle, et l’autre moitié (7 chars) pour les chapitres de Rodez et de Rieupeyroux.

Quelques vestiges ont été retrouvés au midi de Campels sur les bords du Vernhou au lieu dit « Lou Castel » ou Couvent de Mougen. On suppose que c’était une léproserie pour les femmes ayant la lèpre. Vivant en communauté (d’où le couvent)

Féodalité

Cadoule florissant au XIème siècle, les pouvoirs du seigneur affaibli par les Croisades, la guerre des Albigeois.

En 1360, les Anglais maîtres de la Guyenne s’emparèrent de Lescure. Cadoule fut détruit de fond en comble par les Anglais. On retrouve les pierres au ruisseau de Jaoul.

Une chapelle fut érigée sur le lieu du château en l’honneur de St Amans.

Cadoule fut donc abandonné.

Galtier et Guillaume de Cadoule reçurent de leur oncle maternel Gérard de Panat en l’an 1278 les fiefs de Golinhac, Campuac et Espeyrac et la tour de Panadère d’Entraygues (Pris dans les titres des châteaux du Lunac et de Frayssinet)

On suppose qu’un femme de la maison de Cadoule avait apporté en dot la tour Panadère d’Entraygues dans le domaine de Bertrand de Balaguier seigneur de Vabre, coseigneur d’Entraygues et de Campuac.

En 1323 (le 12 des Calendes de juillet) Guillaume de Balaguier fit hommage de la moitié de la tour d’Entraygues à Jean Comte d’Armagnac qui jouxtait avec sa maison.

Le seigneur de Cadoule pense-t-on sur les recommandations de St Louis (statuts de St Louis à Longueval) avait dit-on construit un autre château mieux situé à Roumégous (vient Mance et broussailles) et résista aux Anglais. Ce château commencé en 1250, résista aux Anglais en 1360.

Roumégous passa par dotation au seigneur de Bar. Bar fut pris par les Anglais après l’avoir saccagé en 1361. Les seigneurs de Bar demeurèrent donc à Roumégous.

En 1386, Robin ou Robert de Bar et de Roumégous rassembla une compagnie de 100 hommes d’armes et marcha contre l’Anglais. Il assista à la revue passée à Rodez le 2 janvier 1386 par Guilhomat de Solages chevalier commissaire de Bernard d’Armagnac capitaine général de la guerre contre les Anglais en Guyenne et en Languedoc (220 hommes d’armes à savoir 5 chevaliers, 205 écuyers et 10 arbalétriers)

Il assista aussi l’année suivante aux revues de 6 chevaliers, 147 écuyers et 10 arbalétriers passées par le même Guilhomat de Solages à Rieupeyroux, à Sauveterre, à Castelmary le 2 et 3 mars, à St Antonin le 4 avril et à Compeyre le 1er mai 1387.

En 1405, le 4 novembre Raymond de Bar, fils du seigneur de Bar et de Roumégous fut nommé évêque de Montauban. Il fit son entrée solennelle le 4 septembre 1406 (l’acte est authentique et passé en présence de plusieurs témoins parmi lesquels Robert de Bar)

Il passa une transaction en 1410 et mourut le 26 mars 1424.

En 1444, le seigneur était Flottard de Cadoule de Bar et de Roumégous.

Lardit de Bar

Lardit de Bar, fils de Flottard, seigneur de Bar, Cadoule et Roumégous, chevalier, chambellan et conseiller du roi, fut fait gouverneur et sénéchal du Rouergue en 1461 par le roi Louis XV. Il exerça 3 ans. Ce fut le 25ème sénéchal du Rouergue. Comme sénéchal, il était un des principaux officiers du roi et son lieutenant dans la province soumise à son autorité. Le roi était seigneur de la plus grande partie du Rouergue (Najac en était la capitale jusqu’à l’expulsion des Anglais) la Sénéchaussée fut transportée à Villefranche.

Lardit résidait tantôt à Najac, tantôt à Villefranche, souvent à Roumégoux.

(Peut-on assurer qu’il embellit le château ou bien qu’il le fit reconstruire vers 1480, 1485, peut-être fut-il achevé par son fils !)

C’était un château sans donjon avec 4 tours quadrangulaires magnifique château à l’époque.

Il perdit sa mère en 1461 avant d’être sénéchal, les consuls de Villefranche assistèrent à ses funérailles en grand apparat. Mourut-il en 1480 ?

Begon ou Bégui de Bar lui succéda et s’éteignit en 1486 sans héritier. Comme Bar était l’apanage du Roi qu’il avait la justice mère et impaire, la haute juridiction sur les domaines, ce fut Henri de Bourbon, baron de Malause, bâtards du roi de la famille de France.

La part que ce seigneur prit aux guerres religieuses d’Auvergne, la valeur et l’habileté qu’il montra en toutes circonstances, le zèle et le dévouement qui firent de lui l’ami et le constant défenseur des droits de Henri IV ont éternisé sa mémoire dans nos contrées (Bouillet)

Vente de Roumégous et Cadoule

Il fut vendu par Malause en 1608, 8000 comptant à Pierre de Faramond seigneur de Jouqueviel qui possédait le Bosc (près de Naucelle) et trois autres baronnies. Les actes du XVIIème portent en tête (Nous messieurs les seigneurs de Roumégous Cadoule et le Bosc)

Pierre de Faramond fut enterré à Naucelle car il mourut à son château du Bosc.

Il laissa 4 enfants : Jean héritier universel de son père et de sa mère.

René seigneur de la Calmette reçut pour sa part héréditaire la place de Roumégous. Il fut tué servant le roi au camp de Montauban (place forte) à un assaut où il commandait le régiment du vicomte d’Armagnac absent (sous Louis XIII, lutte des protestants)

2 filles : Jeanne et Anne mariés dans l’Albigeois.

L’aîné Jean de Faramond, seigneur, baron de Jouqueviel gentilhomme ordinaire de la chambre du roi en 1611, épousa en 1613 le 31 janvier Anne de Glandière, fille de Louis de Glandière seigneur de Balsac, et d’Hélène de Morlhon-Savensa, Canet, Prades et la seigneurie directe d’un quartier de Rodez. Cette fille étant héritière directe.

Jean de Faramond fut un zélé serviteur de Louis XIII. Il mourut le 6 octobre 1655 et fut enterré dans l’église de Balsac.

Roumégous cessa d’être habité et dépérit peu à peu.

René de Faramond continua la filiation (fils de Jean).

En 1665, les paysans de Jouqueviel attaquèrent le château, le pillèrent et y mirent le feu.

Ce château (Jouqueviel) fut encore brûlé par les révolutionnaires le 9 février 1790 (la plume du paon) les exactions du seigneur sont racontées par les habitants de la région.

René de Faramond grand capitaine prit part aux victoires de la France en 1674 (guerre de trente ans) avec le Maréchal d’Albret (possédait 12 châteaux) mourut le 10 février 1689 (Louis XIV)

Alexandre de Faramond seigneur de la Calmette et probablement de Roumégous se maria 2 fois. D’abord le 6/1/1644 avec Charlotte d’Imbert du Bosc, veuve de François Del Salès, seigneur de Bar, dont il eu 16 enfants (5 morts jeune, sept religieuses, plus Jeanne de Faramond mariée le 1er juin 1682 avec Jean de Lagarrigue de Lagarcie.)

Et Jean Philibert, seigneur de la Calmette.

Ensuite, Alexandre épousa en seconde noce vers 1680, Jeanne de Davy de Revel dont vint 1 fils unique mort en 1760 âgé de 73 ans (De Barrau pages 425, 26, 27 et 28)

Roumégous passa à la maison de Revel, puisque Truel de Revel le vendit à Blanquet après la Révolution.

Truel de Revel de la Garde.

Barrau s’exprime ainsi sur l’unique héritière de la maison d’Alban.

Elle avait épousé (cette héritière) quelque temps avant 1789, un Mr Truel de la Garde, baron de Roumégous seigneur de Lescure et de Montou, terres situées aux portes de La Salvetat. Il paraît que ce personnage avait fait sonner bien haut ses possessions féodales. Sa femme ayant peu de temps après son mariage demandé à les voir éprouva un tel désappointement à leur aspect misérable, qu’outrée de dépit d’avoir été dupe se sépara à l’instant et pour toujours de son mari. Elle revint dans son château de Valzergues. Elle y termina ses jours après la révolution laissant une fortune considérable que d’avides collatéraux se sont longtemps disputés.

Les documents manquent de sa décadence du château jusqu’à la révolution (inhabité)

Dans les registres de baptêmes ne parlent que de la naissance de fermiers.

Vente du château : Document authentique

« L’an II de la République française le 3 thermidor, Auguste Truel de la Garde, habitant au domaine de Revel, commune de Paulin, canton d’Alban arrondissement d’Alby vendit le château de Roumégous à Jean-Pierre Blanquet ainsi que le Pré grand, une châtaigneraie, un petit jardin 6000 francs. Château inhabité pendant la révolution et avant, il n’eut pas à subir grand dégât. On pense que les révolutionnaires se contentèrent d’enlever les belles pierres de taille, ce qui dût continuer bien du temps après.

Notice sur Jean Claude

Claude Jean, le Bossuet du Calvinisme naquit en 1619 à La Salvetat-Peyralès d’un père ministre de l’Evangile qui l’éleva dans le soin de la théologie et de la controverse. Il fut lui-même ministre à St Afrique dès 1645 (son premier poste). A Nîmes, où il fut appelé, il exerça les fonctions de ministre du Culte et professa aussi la théologie durant huit ans. S’étant opposé à la réunion des calvinistes à l’église, il fut interdit dans le Languedoc et le Quercy. Il se rendit à Paris, exerça à Charenton de 1666 à la Révocation de l’Edit de Nantes en 1685. Il se rendit après 1685 en Hollande où sa réputation l’avait précédé. Il avait la réputation d’un écrivain vertueux, d’un vigoureux dialecticien. Nous retrouvons dans le livre de Ladevèze sa bibliographie.

Ses ouvrages sont une réponse au traité de la Perpétuité de la foi sur l’Eucharistie, une défense de la Réforme, les plaintes des Protestants cruellement opprimés en France, une réponse aux conférences de Bossuet, des Sermons, cinq volumes d’œuvres posthumes.

Isaac Claude, son fils, né à St Afrique en 1653, exerça d’abord le ministère à Sedan, puis accepta la direction de l’église Wallonne à la Haye où il mourut en 1695. C’est par ses soins qu’on publia la plupart des œuvres de son père.

Jean-Jacques, fils d’Isaac, né à la Haye en 1684, mourut pasteur de l’église française à Londres en 1712. Il avait écrit sur plusieurs matières (De Gaujal, écrits historiques sur le Rouergue)

La tradition dans le Peyralès au sujet de Claude.

Vers 1840, on écrivit d’Angleterre au tribunal de 1ère Instance de Rodez pour rechercher la parenté de Claude. Comme il serait né dit-on à Roumégous (au château), Mr le Président s’adressa à la famille Blanquet qui possédait le château lui promettant une part importante de la fortune de Claude s’il pouvait trouver titres papiers constatant la parenté (mais en vain)

Les protestants à La Salvetat-Peyralès

Une sentence du présidial de Villefranche en 1562 condamne Jean de Messangan, juge royal de La Salvetat-Peyralès pour avoir été fauteur de désordres commis par les Calvinistes dans la Basse-Marche. Il contribua aux massacres et pillages des protestants à Vailhourles, Monteils, Floirac, La Bastide. Ce Jean Messangan était le neveu du prieur des Chartreux de Villefranche qui possédait une tourelle à la Tapie de La Salvetat et des terres dont la dîme leur revenait en partie.

Sous Henri IV Lunac était pour le roi

La Salvetat-Peyralès et les villages alentour, étaient pour la ligue. Il s’en suivit des guerres de village à village. Le baron de Sanvensa (dominant La Salvetat à l’époque) seigneur de la Bère était le chef de la ligue.

Le marquis de Bournazel était chef des royalistes et tenait pour le roi. On dit qu’ils bombardèrent Rieupeyroux qui malgré 800 coups de canon résista.

Note importante sur « Cadoule »

Mr le Curé de Notre-Dame de Laval possède une pièce inédite transcrite par Albaret notaire à Cadoule (hommages de la Vignerie de Najac) Il y est dit qu’en 1326, Cadoule était le chef-lieu d’un baillage affermé 80 livres, somme considérable à cette époque.

Il n’y avait en 1326, dans la vignerie de Najac, que 2 comprenant 56 justices et directes chacune avec son château que 2 baillages Najac et Cadoule.

Murat

L’origine de la petite chapelle de Murat remonte à la fin du XIIIème siècle (une petite croix en fer datant de l’époque était déposée dans l’église de Montou) en ferait foi.

Elle fut desservie jusqu’au XVIIème siècle. Il est dit qu’à cette époque elle menaça ruine et on cessa d’y célébrer les offices les dimanches et jours de fête.

Beaucoup de plaintes de la part des paroissiens.

L’an 1635 en janvier (8) François Cassan prêtre docteur en théologie, recteur de St Félix eut mandatement de l’évêque Bernadin de Corneilhan, de visiter l’église de Murat. Il le fit en présence de François Alias, Antoine Martin, Jean Sabathier, Antoine Lavit, Jean Gayrard, Balthazar Martin, Jean Jordan, Jean Sérieux et les autres paroissiens de Murat, Muratet, La Roque, Le Coulet (18 feux dit-on)

Il est dit que la chapelle a les murailles couvertes de lierre et de mousse, mais entières. Quelques poutres restent du toit. Le sacraire est voûté, il y a 2 autels.

L’église a 7 cannes de long (14 m) et deux et demi de large. Une chapellenie dépendant de cette église est site à Bellecombe avec obligation de dire 2 messes par semaine.

Le prêtre qui en est pourvu reçoit 16 cartons de rente de blé sur le village de la Courtadie, et 18 setiers pour Bellecombe. Le recteur de Lunac s’est chargé de servir cette chapelle. Dans le cimetière qui joint non fermé on y enterrait les morts des villages dits plus haut. Il est dit qu’à cette date, les paysans se plaignent qu’aucun office n’y est célébré alors qu’auparavant alternativement avec Flauzins, on y célébrait des messes basses.

L’église devait être réparée dans les 6 mois par le prieur, les paysans faisant les charrois et les manœuvres, le cimetière clos dans les 3 mois suivants.

Que les 2 autels soient démolis et qu’on en fasse un de plus apparent : le revenu de la chapellenie de Bellecombe sera transféré à Murat ainsi que l’autel plus commode.

Une ordonnance du 8 avril 1617 de Monseigneur Paulmoy et une autre du 18 juin 1726 après transaction du 22 avril 1726 était favorable aux paroissiens du Murat.

En contrepartie, ils devaient fournir logement convenable et un cheval pour le prêtre ou le vicaire chargé de Murat.

Le sénéchal du Rouergue chargea en 1765, le prieur Reilhan à administrer ou à faire administrer les sacrements de baptême, mariage et sépulture dans l’église de Murat. La messe devait s’y célébrer chaque 2ème dimanche du mois et fêtes chômées, y confesser ces jours-là et chaque lundi de la semaine sainte.

Un jugement rendu par l’official métropolitain d’Alby le 18 juin 1726 pour prévenir un procès que font les paroissiens de Murat au recteur Reilhan prieur de Montou pour avoir retranché une partie du service divin envers eux qui demande à l’official métropolitain de Rodez de le défendre. Comme médiateurs, il y avait Mr Pierre Faramond de Jouqueviel prêtre, Mr Pierre Serin curé de Bor et Bar, Mr Antoine Moissel diocèse d’Alby et curé de Jouqueviel. Si les obligations prescrites ne sont pas exécutées il y aura alors procès en justice.

Ceci en présence de St Hilaire seigneur de Bor habitant à Verdalle, paroisse de Bourghonnac.

Ont signé ce document les médiateurs et les notaires Loupias Rudelle à Rieupeyroux le 22 août 1728.

Le 15 juillet 1739, une ordonnance de visite de Monseigneur de Saléon Jean évêque et comte de Rodez dit que le service de l’église de Flauzins annexe de Montou, se fait par un vicaire résidant où il sert la messe le 1er, le 3ème et le 4ème dimanche de chaque mois alternativement avec Murat où il la sert le 2ème.

De nombreuses contestations ont suivi, les habitants paroissiens de Murat faisaient de fréquents procès au prieur de Montou.

Guerre des Albigeois

La guerre des Albigeois avait occasionné la construction d’un système de forts échelonnés sur le Viaur de distance en distance afin d’observer et de contenir les hérétiques : Cornemeillasse, Bar, Roumégous, La Gachétie (agach) observation.

Les sanctuaires du bord du Viaur.

Construits dit-on sous le règne de St Louis, sur le conseil donné par St Dominique, des chapelles de dévotion dédiées à la Ste Vierge, pour combattre le culte des Albigeois.

Notre-Dame de Laval, de Bar (une chapelle au milieu de Bar où on disait une messe le 1er mars) Vendue au moment où la nouvelle église fut édifiée (800 F) de Murat, de Roucayrol, Notre-Dame du Roc, près de Castelpers, Infournats, Les Planques, cité historique (cité par l’abbé Servières dans l’histoire de l’église du Rouergue)

Flauzins

L’origine de la petite église de Flauzins remonte à celle du XIIIème siècle au temps des Croisades.

En 1474, il est déjà dit que Flauzins est une annexe de Montou, desservie par un vicaire résidant à Montou, ils mangeaient à la mensa ou table du prieur.

Plus tard, le vicaire fixa sa résidence à Flauzins en desservait que Murat (irrégulièrement)

Peu de temps avant la Révolution, la paroisse de Flauzins fut rattachée à Lescure, en donnant au prieur de Lescure un supplément de dîme pour avoir un vicaire qui se chargerait de Flauzins.

Le plus ancien prieur connu de Montou est Michel Gasquet né à Flauzins dans une maison célèbre qui a porté ce nom jusqu’en 1789.

(2 Gasquet de 1539 à 1609)

Les Curés et les Vicaires connus avant 1801

Michel Rigal de 1732 à

St Amans de à 1768

Cabrol Jean-Joseph de Rodez

1790 reclus

Liste des prêtres obituaires

Chargés des obits


Fiefs

Les anciens fiefs auxquels la paroisse de Montou était redevable on peut citer :

Le baron ou seigneur de Roumégous

Le marquis de Malause auquel Philippe Pauzié et Reynes Peyrosse de Montou payait une rente en 1668.

Le seigneur ou la dame de Lescure qui avait un fief sur Roque Yarron, payé par Joulia de Montou en 1683.

Mr Lestang de Labrouse, qui avait aussi des fiefs à Montou.

Mr de Montlauseur Lamothe de Lunac.

Le chapitre de Rieupeyroux et quelque autre famille de cette paroisse.

La Chartreuse de Villefranche (1450 par Vésian de Valette) pour les fiefs de fonfsaquier de RoqueJouan.

Le couvent Saint Barthélémy de Najac qui dépendait du couvent d’Aubrac et percevait la rente en son nom pour les fiefs sur la fontaine Saint-Michel sur le pré de Debar.

Ces rentes qui payaient à cette époque avec beaucoup d’autres les paroissiens de Montou consistaient en argent, seigle, avoine, huile, poules une geline qu’on laissait quelquefois pour aumône.

C’était des fermiers qui percevaient les droits seigneuriaux depuis le commencement du 18ème siècle jusqu’à la révolution.

Gaillard de la Montarnie – Gasquet de Flauzins – Palis de la Pendarie – Marcilhac Mazenc.

District de La Salvetat-Peyralès avant la Révolution

Etabli en 1733.

La Salvetat-Peyralès était le chef-lieu du district avec 12 paroisses, curé docteur en théologie.

1) Montou, prieuré curé à la nomination de l’évêque était le plus important de tous.
2) Les Mazières, prieuré curé à la nomination de l’évêque
3) Blayssols, prieuré curé nommé par l’abbé de Marcilhac Quercy
4) Lunac, prieuré curé nommé à la nomination de la Chaise-Dieu
5) Bors dont le curé était nommé par le chapitre
6) Romette dont le curé était nommé par l’abbesse du Monastère à Rodez
7) Lescure, Callès
8) Saint-Salvadou
9) Tizac
10) Vabre
11) Arcanhac

Pendant la Révolution

Population de Montou vers 1900 – 1889

Montou 21 maisons 100 h

Lacombe – Le Suc 2 maisons

Campels 18 maisons 100 h

Lasmayoux 3 maisons 13 h

Roumégoux 10 maisons 20 h

Le Moulin et l’usine de Balnquet (Vernhou)

Muratet 7 maisons 30 h

La Roque Endelphy 14 maisons 60 h

Le Coulet

Le Moulin d’Issaly (à huile) pressoir, maison construite en 1880

La Caminado de Murat 8 personnes

Murat 6 maisons 20 h

Le Trouillet

L’impôt foncier à cette époque est d’environ 3000 F

Ecole de garçons depuis 1850 : 20 à 25 garçons

1876 : Ecole libre, puis devenue école publique en 1881 (30)

Inondations : du 20 juin 1866

du 21 août 1876

Un sermon en patois par le vicaire général de l’évêque pour inviter les paroissiens à refaire leur église en 1868.

Confirmation (1889)

Flauzins 28 enfants (9 à 12)

Montou 44

Lescure 110

1876 : Devis de la réfection de l’église, 18 085 F (non compté la valeur des matériaux de l’ancienne église (1500 F) honoraires de l’architecte : 1915 F)

La pierre de taille devant être apporté de Monestiés ou de Mémer.

L’entrepreneur était Mr Maurel de Mouron (Maleville). Les journées de prestations dues à la commune seront fournies par les habitants de la paroisse.

(Entre parenthèses, je signale que les journées de prestation évaluées par le conseil municipal étaient utilisées encore vers 1950 et chaque paysan de la commune en faisant 1,2,3 avec charroi chaque année entretenant ainsi les chemins communaux)

Le total évalué des prestations et des souscriptions était 11635 F.

Une journée était estimée 28 F.

Les souscriptions étaient de 500 F à 20 F et même 5 F.

Les personnes qui avaient souscrit et n’ont pas voulu payer y ont été contraints par le conseil de préfecture et les 2 autres par le juge de paix.

Le montant définitif des travaux s’élevait à 20623.92 F en 1876.

La bénédiction de l’église eut lieu le 12 janvier 1880.

Des retraites de 8 jours avaient lieu tous les 6 ans (1880-1886)

1889 : visite de l’Evêque, après l’avoir visité en 1886.

En 1886 : le curé se plaint que les habitants sont un peu superstitieux et portés à croire les prétendus sorciers du Tarn qui sont en face de nous

Communions tous à Pâques. Une grande partie des hommes à la Noël, une petite partie à la Toussaint, à la fête-Dieu, à la Pentecôte et à l’adoration (le 3 février pour St Blaise)

Persistance des obits, capital donné (argent donné pour dire des messes)

Le cimetière est jugé trop petit.

Notice

En Démolissant la vieille église de Montou, on a retrouvé le caveau des prêtres de Montou (en pierre de taille) venue des Landes. Le dernier curé inhumé était Dalmayrac Antoine trouvé noyé dans le Jaoul le 12 janvier 1843, enterré avec les ornements qu’il portait.

Dans la chapelle St François, le 17 novembre 1876, dont la voûte et les fenêtres étaient en pierre de taille des Causses, on y a découvert une dizaine de fosses creusées dans le roc, bien orientées, où l’on déposait les cadavres sans bière.

L’emplacement avait en largeur 20 cm, 30 cm de haut, épaules 40 cm de large, genoux 30 cm, celui des pieds 20. Recouverts de pierres collées au mortier.

En 1886, il y avait un curé à Montou, âgé de 67 ans, et un vicaire âgé de 20 ans.

Mr Couronne et Delmas vicaire.

2 autres prêtres résidaient dans la paroisse (Chincholles frères) séminariste et maître d’études.

1920 retraite

1926 retraite

Beffre curé de La Salvetat y prêcha en 1922.

En 1913, arriva l’abbé Angles.

En 1927, on répara le presbytère, 4500 F de souscription, 3000 F de la commune.

Ouverture de l’école libre en 1927.

En 1930, le curé écrit qu’il a l’espoir que l’école publique sera bientôt fermée.

1928, électrification de Montou.

En 1927, électrification de la région (syndicat intercommunal d’électrification) groupait 19 communes jusqu’à Naucelle.

Œuvres de l’abbé chanoine Chincholle, curé de Lescure, par la construction du barrage entre Cadoulette et Cassan sur le Jaoul.

Il est encore en 1982, où j’écris ces lignes en fonction, et l’usine utilisée par E.D.F.

C’est aussi ce chanoine qui acheta le premier camion de la région. Ce camion transportait bêtes et gens vers les foires de Villefranche (1913)

En 1913, il transportait les enfants, et les jeunes à Rodez pour voir un avion.

Après la guerre de 1914, la petite paroisse de Montou fut menacée de suppression.

En 1918 : vente de l’ancien couvent, où était l’école libre, fermé en 1905 (Ministère Combes) pour la somme de 2500 F.

On essaya de racheter ce couvent à son propriétaire qui ne voulut pas le vendre (Polémique entre le curé et celui-ci)

L’école libre créée donc en 1927 se maintient jusqu’en 1959 et ferma (il ne restait plus que 5 à 6) Maison louée à Mr Déléris, aubergiste à Lescure puis à Villefranche à Hôtel des Terrasses, venu de Bibal. Elle fonctionna grâce à la relique de St Blaise puis avec la loi Debré.

(Mr Déléris le vendit ensuite pour aller à Villefranche, sa première femme Pendariès, en 1933, 1200 F)

En 1934, on dépensa 11000 F, pour les réparations.

L’école publique fut fermée. Il y avait 36 élèves (18 garçons, 18 filles)

En 1929, réparations à l’église de Montou (50 ans d’âge), devis 24991 F (50.00 F commune) départ 10.00

Souscriptions des paroissiens (22900 F)

En 1931, les peintures faites par Maurel peintre décorateur à Villefranche (40.00 F)