La Poste

Le service postal fut fait à La Salvetat d’abord par un courrier à pied venant de Sauveterre. Une fois, deux fois, trois fois par semaine selon les besoins.

Plus tard, le service se fit par Rieupeyroux par un courrier à pied d’abord, par un courrier à cheval ensuite, et enfin par un courrier à voiture. Ce dernier partait de Rodez à deux heures de l’après midi, arrivait à la Barraque de Fraysse vers cinq heures, y stationnait jusqu’à minuit, arrivait à La Salvetat à cinq heures du matin.

Il repartait le soir à 7 heures pour arriver à la Barraque de Fraysse à minuit et à Rodez vers les trois heures du matin.

En 1895 Mr Edouard Gaffier notre conseiller général d’abord, notre député plus tard, nous obtint de l’administration des postes, un second courrier qui partait de La Salvetat pour Carmaux à ... heures ½ du matin et arrivait ici vers les 6 heures du soir.

Ces deux courriers (de Rodez et de Carmaux) fonctionnèrent, et ... leurs sus dits, jusqu’en 1902, époque de la mise en marche des trains sur le chemin de fer de Carmaux à Rodez. Alors au lieu de deux courriers, La Salvetat en eut trois par jour, à savoir :

1° Le courrier de Carcenac-Peyralès à La Salvetat

Départ de La Salvetat 2 h ½ du soir, arrivée 11 h ½ du matin

2° Le courrier de La Salvetat à Carmaux

Départ 4 h du matin, arrivée 4 h du soir

3° Le courrier de La Salvetat à Villefranche

Départ 10 h du matin, arrivée 10 h du soir.

Bureaux

1°) Le premier local qui servit de bureau de poste fut l’échoppe du cordonnier « Ant Carles » dit Treillat. Il était situé au faubourg de la Cambonne sur l’emplacement occupé aujourd’hui par la maison Pelras-Guiral, à l’endroit même où devait être plus tard un bureau en règle pour la poste et le télégraphe.

2°) De là, le bureau fut transporté au fond de la place neuve sur le chemin tendant a.... dans la maison de Barthélémy, mais à gauche du grand portail de la basse-cour. On voit encore, comme pièces à conviction, la fenêtre du bureau qui est aujourd’hui murée et l’orifice extérieur de la boite aux lettres pratiquée dans une pierre de taille.

3°) L’existence du bureau en cet endroit ne fut pas de longue durée. Mr Lacan qui devint maire de La Salvetat le fit transférer dans sa maison située à l’entrée du faubourg de la Cambonne à droite en face de la maison Marty Victor. La boite aux lettres avait l’ouverture sur la rue, presque à l’angle de la maison.

4°) Lorsque Mr Pelras eut construit en face de sa maison natale, la grande maison qui existe aujourd’hui, l’administration passa bail avec lui quoique receveur de la poste (avant d’être transféré dans la maison Pelras le bureau était dans la maison de Cayrac, partie gauche en sortant de la ville, la boite était sous le porche de la porte saint Antoine) en sorte qu’il eut l’heureuse chance non seulement d’être placé dans sa commune mais encore dans sa propre maison.

5°) En 1896, l’administration abandonna ce local pour celui de François Blanc situé sur le fossé ou balat. Les bureaux de la poste et du télégraphe y furent transférés.

Directeurs – Receveurs

Mademoiselle Rosalie Lacan

Elle mourut d’accident. Elle tomba de cheval en allant au Pont de Cirou. La chute fut mortelle. Avait-elle quelque pressentiment de cette triste fin ? Le fait est qu’avant d’entreprendre ce voyage elle alla se confesser.

Mademoiselle Pauline de Saunhac Mazenc

Elle était de Flavin près Tanus (Tarn). Elle était mariée avec Mr Ant. Mazenc de Puechmontard, instituteur à La Salvetat. Devenue veuve elle épousa en secondes noces Mr François Pelras expert. Mr Pelras, qui avait fait ses études de français, s’adonna au travail de la poste et se fit recevoir Directeur en lieu et place de sa femme. L’administration postale ne pouvait obtenir de lui qu’il fit, au bureau postal installé dans sa maison, les réparations urgentes qu’elle exigeait, l’envoya pour le punir à Pont de Salars d’abord puis à Meyrueis dans la Lozère.